(Mascouche, le 6 juillet 2005) – Le lundi 4 juillet
dernier, à l'occasion de la séance ordinaire
du conseil municipal de Mascouche, plusieurs citoyens ont
posé des questions et exprimé leur déception
au sujet de la vente de l’aéroport de Mascouche.
Récapitulons les faits.
o Le 1er janvier 1973, le Gouvernement donne un terrain à
la Ville de Mascouche, à la condition que celle-ci
en fasse un équipement municipal, soit un aéroport.
o Depuis cette date, la Ville de Mascouche exige que toutes
les activités de ce secteur, issues des investissements
privés, relèvent du domaine aéroportuaire.
o Le 21 juin 2004, le maire Richard Marcotte vend l’aéroport
de Mascouche à une entreprise privée, pour la
somme de 1,8 M$. La transaction se fait discrètement,
sans que personne d’autre puisse déposer une
offre sur cet équipement municipal. La vente est toutefois
conditionnelle à l’approbation du Gouvernement
avant le 21 juin 2005.
o En vertu de cette vente conditionnelle, le maire Richard
Marcotte décide d’inscrire aux états financiers
de la Ville de Mascouche un compte à recevoir de 1,8
M$ pour l'année 2003, même si la transaction
n'a lieu qu'en 2004 et qu'elle n'est pas approuvée
(une pratique dénoncée par les vérificateurs
de la Ville). Cette stratégie a permis au maire Marcotte
de déclarer, au bilan de l’année 2003
déposé en 2004, une perte de « seulement
» 200 000 $, au lieu du déficit important de
2 M$ qu'on aurait dû y trouver.
o Le 21 juin 2005, le Gouvernement n’ayant toujours
pas approuvé la transaction, l’entreprise privée
qui avait acquis le terrain annule la transaction et remet
le terrain à la Ville de Mascouche, ce qui entraîne,
pour la municipalité, une perte de 1,8M$, soit le compte
à recevoir inscrit aux livres de la Ville au moment
de la vente.
Comment le maire Richard Marcotte a-t-il pu inscrire comme
revenu, pour 2003, une vente effectuée en 2004 et toujours
non approuvée ? Comment le maire Marcotte peut-il se
départir d'un équipement municipal de cette
importance sans appel d’offres, donc sans s’assurer
d’en obtenir le meilleur prix ? Comment peut-il sacrifier
le 3e aéroport privé en importance au Canada
sans s'assurer de préserver la vocation du site, après
avoir obligé des investisseurs privés, y compris
des citoyens de Mascouche, à investir toutes leurs
économies dans ces équipements aéroportuaires
? Le maire Marcotte a-t-il au moins consulté les citoyens
de Mascouche avant de prendre une telle décision ?
Bien sûr que non, le maire Marcotte n'a consulté
personne. Mais il y a pire: comment peut-il vendre un terrain
municipal au prix de 1,8 M$, alors qu'on prévoit dans
le secteur, à court terme, des changements importants,
y compris la construction d’un viaduc sur l’autoroute
25 et le développement de la rue Blériot, ce
qui multipliera par des dizaines de fois la valeur de ce terrain
? Et comment le maire Marcotte peut-il croire que le Gouvernement
acceptera que la Ville fasse un profit avec un terrain qui
lui a été donné ?
En fait, la vraie raison de ce geste absurde du maire Marcotte,
et c’est un secret de Polichinelle, c’est d’éviter
la gêne de déclarer un déficit important
dans les finances de la Ville de Mascouche pour l’année
2003. Le maire Marcotte s'est donc débarrassé
d'un équipement important, appartenant aux citoyens
de Mascouche, pour payer la facture d’épicerie.
C'est honteux !
Durant la séance du conseil du 4 juillet dernier,
il a osé affirmer, et nous le citons textuellement
: « Cette perte de plus d’un million ne lésera
pas les citoyens de Mascouche. » Il faisait alors allusion
au compte de taxe de 2006. C’est quand même curieux
: après deux ans de déficit et une année
affichant un maigre surplus de 400 000 $, ce qui est bien
peu sur un budget dépassant les 30 millions, le maire
Marcotte prétend qu'une perte de près de 2 millions
en 2005 ne causera pas de déficit. Comment peut-il
faire une telle affirmation ? Rappelons-nous un fait important
: les états financiers de 2005 ne seront connus qu’en
2006, bien après les élections du 6 novembre
prochain. D'ici là, on peut raconter n'importe quoi…
Les citoyens de Mascouche méritent mieux qu’une
vision au jour le jour, sans aucune planification à
long terme, qui nécessite des ventes de feu pour boucler
le budget de la Ville. Les Mascouchois et Mascouchoises méritent
mieux que des transactions obscures, sans appel d'offres et
sans consultations des citoyens. Depuis six ans, l'absence
d’opposition au conseil municipal ouvre la porte à
toutes sortes d'abus. Personne ne dénonce une réalité
trop souvent malheureuse. Avec sa philosophie basée
sur la gestion transparente, la consultation et la planification,
le parti Horizon Mascouche s'impose comme la solution pour
stopper l’hémorragie dès cette année,
avant qu’il ne soit trop tard.



